
Raconter les émotions aux enfants
Isabelle Lacroix -
Avant d’en venir à l’écriture, Estelle Leblanc a mené une carrière parallèle. L’écriture représentait une espèce de rêve qu’elle réalise depuis l’été dernier.
Isabelle Lacroix, L’Accent Acadien, isabelle.lacroix@acadienouvelle.com
Estelle Leblanc s’est mise à l’écriture à l’été, au moment de sa retraite. «C’est quelque chose que j’avais envie de faire depuis très longtemps, explique l’auteure dont les ancêtres sont des Acadiens. Des histoires, j’en ai toujours inventé dans ma tête, même quand j’étais très jeune. C’est à la suite de décisions importantes que j’ai dû prendre dans ma vie, à la suite, entre autres, de la maladie, que j’ai pu mener à terme un projet comme ça et le faire publier. Je me suis dit que c’était le temps où jamais, si je voulais le faire.» L’auteure avait des choses à dire. Des thèmes lui tenaient à coeur et elle aime les enfants. «Je voulais transmettre un message d’amour, explique-t-elle. Je voulais montrer un moment d’intimité et de tendresse entre un adulte et un enfant. J’ai écrit trois livres. Il y en a un avec la grand-mère, un avec le père et un autre avec la mère. Chaque livre traite d’une émotion différente. Je voulais parler de l’émotion de l’enfant. Comment il la vit, la ressent et l’exprime. Comment l’adulte trouve des moyens pour aider l’enfant dans cette émotion.» Elle-même a des enfants, bien qu’ils ne soient plus petits. Son passé, affirme-t-elle, son bagage, lui a servi pour l’écriture des livres. Il s’agit de trois contes avec comme personnage Petite Pomme: La fée des larmes, L’arbre magique et Le lutin rouge (à paraître), publiés chez les Éditions Tout autrement. Lorsque le conte commence, l’enfant vit une émotion: peur ou tristesse (larmes) et l’adulte l’aide à la vivre. «Ça débouche sur quelque chose de positif, à la fin, mais sans prêchi-prêcha, sans dire à l’enfant qu’il ne devrait pas se sentir comme ça. Les petites tactiques expriment beaucoup l’amour. Ce que j’ai trouvé spécial - pour le premier livre en tout cas, le deuxième vient juste de sortir - c’est qu’il y a beaucoup d’adultes qui sont touchés par l’histoire. Le message leur parle. Peut-être que c’est un message universel.» Estelle Leblanc connaît l’illustratrice, Filippa Wulff, une peintre en fait. «Je trouvais ça très beau ce qu’elle faisait et je lui ai demandé et elle a accepté. Elle a bien cliqué avec mes textes. Le résultat est satisfaisant. Les couleurs et la technique qu’elle a choisies vont très bien avec le texte.» L’auteure a appris que son premier livre, La fée des larmes, était utilisé en classe. Des enseignants s’en servent pour la gestion des émotions. En avril, elle et l’illustratrice rencontreront des enfants dans une école afin de leur parler du livre. Pour Estelle Leblanc, un rêve se réalise depuis l’été passé. Elle a non seulement écrit trois livres pour enfants, mais ils ont aussi été acceptés par une éditrice et elle continue de vivre l’aventure. «Je ne m’attendais pas à ce que ça déboule comme ça. Je les avais écrits pour moi ces histoires-là. Quand je les ai amenées chez l’éditrice, je ne m’attendais pas à ce que ce soit accepté comme ça, du premier coup. Ça s’est déroulé au-delà de mes espérances. La réponse des gens aussi. Ça m’a beaucoup surpris et ça me fait plaisir aussi. Je me dis que je suis allée toucher quelque chose chez eux pour qu’ils aiment tellement mon livre.» Petite Pomme demeurera une trilogie, l’auteure ne compte pas écrire d’autres livres dans cette série. Elle pourrait écrire autre chose dans le futur, mais elle n’a pas encore entrepris de nouveaux projets. La fée des larmes est paru peu avant Noël. L’arbre magique sera lancé le 22 mars, à 19 h, à la Bibliothèque Frontenac à Montréal.
source : http://www.capacadie.com/acadienouvelle/detail.cfm?id=108409

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